par Théo Perouze - le 26/05/2024
Grand Prix de Montmeló : en parfait gestionnaire, Bagnaia coiffe la concurrence au poteau
Sur un circuit de Barcelone abrasif où la gestion des pneus est une notion clé, Francesco Bagnaia remporte d’une main de maître ce Grand Prix suite à un pilotage stratégique lui permettant de reprendre de précieux points au classement général.
Dès le premier virage, Pedro Acosta glane 3 positions et se retrouve 2e derrière le nouveau leader de la course Francesco Bagnaia, 2e sur la grille de départ. Jorge Martin réalise aussi un bon départ et gagne 3 positions dès le premier freinage, lui octroyant ainsi la 4e position. Désormais adepte des remontées spectaculaires, Marc Marquez, initialement 14e, récupère également 3 places.
Le grand perdant lors de ce départ de Grand Prix est Aleix Espargaro. Poleman et vainqueur de course sprint la veille, le pilote Aprilia chute à la 5e position dès le premier virage.
Ne souhaitant pas laisser s’échapper son rival au championnat du monde Francesco Bagnaia, Jorge Martin impose son rythme dès le premier tour et passe Brad Binder pour le gain de la 3e position.
Pendant ce temps, ayant pris le départ avec un pneu arrière tendre sur une piste très abrasive, Acosta n’a d’autres choix que de mettre une forte pression au champion du monde en titre se situant devant lui. Le jeune Espagnol tentera lors du 3e tour de s’attaquer au pilote Ducati officiel, sans succès.
Lors du 3e tour de course, Jack Miller fait les frais d’une piste abrasive et n’offrant presque aucune adhérence aux pilotes et chute dans le virage 10. Il sera rapidement rejoint par Augusto Fernandez au tour 6, Pedro Acosta dans le 11e tour et Franco Morbidelli dans le 19e tour.
Distancé lors des 3 premiers tours, Martin se joint rapidement à la bataille avec les hommes de tête. Lors du 4e tour, le pilote Pramac dépasse Acosta pour le gain de la 2e position. Un tour plus tard, l’espagnol prend le meilleur sur Bagnaia et reprend les commandes du Grand Prix.

Crédit photo : Motorsport
Sur son pneu tendre, Accosta demeure menaçant sur Bagnaia et ne quitte pas le groupe de tête. Il dépassera le champion du monde dans le 6e tour pour le gain de la 2e position. Le rookie creuse alors un écart sur le pilote Ducati officiel et continue d’accélérer pour tenter de menacer Martin alors leader. Sur des trajectoires différentes et à cause d’une mauvaise exploitation du pneu arrière tendre, Accosta chute dans le 11e tour de course. Il remontera sur sa machine et terminera la course en 13e position, remportant alors 3 points en fin de course.

En 5e position depuis le premier tour du Grand Prix, le futur retraité de la MotoGP Aleix Espargaro passe Brad Binder pour le gain de la 3e position dans le 11e tour de course. Raul Fernandez 5e, en profite pour faire de même et gagner une position.
Après avoir effectué des dépassements sur Di Giannantonio, Bastianini et Morbidelli, l’octuple champion du monde Marc Marquez poursuit sa remontée en dépassant Binder pour le gain de la 5e position.
Au cœur du 13e tour, Enea Bastianini alors 9e est pénalisé d’un « long-lap » après avoir court-circuité le virage 2 après avoir été vigoureusement dépassé par Alex Marquez. Un tour plus tard, la manœuvre n’est pas effectuée en bonne et due forme et ne tentera pas de la corriger les tours suivants. L’italien est donc pénalisé d’un double « long-lap ». Cette fois-ci, le pilote Ducati officiel choisira de ne pas purger cette pénalité, les commissaires de course lui infligeront alors une pénalité finale de 32 secondes sur son temps de course. Bastianini chute donc de la 9e à la 18e position.
Distancé d’une seconde par Raul Fernandez, Marquez parvient à combler cet écart et dépasse son compatriote dans le 18e tour de course et obtient la 4e positon.

Crédit photo : Motorsport
Ayant volontairement généré un écart de plus d’une seconde sur Jorge Martin afin de conserver le potentiel de son pneu arrière medium, Bagnaia se rapproche tour après tour de son rival espagnol. Il le dépassera lors du 19e tour et ne quittera plus la tête de course.
« Le départ n’était pas facile. Ensuite, il y a eu un très gros rythme. On a fait un gros travail avec l’équipe pour pouvoir gérer cette usure et je suis très content de m’imposer ici. »
FRANCESCO BAGNAIA
Martin n’étant plus en capacité de lutter pour la victoire sur son pneu usé, ce dernier se contente de sécuriser la 2e position et les 20 points qui y sont associés.
« Je suis super fier de ma course. Je partais 7e donc ce n’était pas facile. J’ai essayé de mettre de la pression sur Pecco, mais je n’avais plus rien, c’était impossible d’aller le chercher. »
JORGE MARTIN
Oppressant sur Espargaro alors 3e de la course, Marquez le dépasse au tour 21 afin de lui subtiliser ses espoirs de podium. Grâce à une très bonne gestion de son pneu tendre, l’octuple champion du monde parvient une fois de plus à réaliser une remontée exceptionnelle et conclura ce Grand Prix en 3e position.
« Je sais que c’était risqué de prendre le pneu tendre, mais c’était la seule solution pour pouvoir attaquer depuis le départ. C’est cette 14e position sur la grille qui m’a forcé à prendre ce pneu tendre. »
MARC MARQUEZ




