par Théo Perouze - le 06/10/2024
Grand Prix du Japon : à nouveau victorieux, Bagnaia reprend de précieux points à Martin
Au Japon, Francesco Bagnaia se montre impérial. L’italien remporte sa 26e victoire en catégorie reine et reprend de précieux points au championnat. Jorge Martin limite la casse.
Positionné en pôle position pour la première fois de sa carrière, Pedro Acosta voit sa première place dérobée par Francesco Bagnaia dès les premiers virages. De leurs côtés, Marc Marquez et Jorge Martin s’envolent dès le départ.
À la fin du premier tour, Martin se situe en 4e position grâce à un sublime double dépassement dont Marquez et Enea Bastianini ont été les victimes. L’octuple champion du monde conclut sa première boucle en embuscade derrière le leader du championnat, au cinquième rang.

Le premier tour sera également le théâtre d’un accrochage entre Joan Mir et Alex Marquez. Tandis que le pilote Gresini chute et atterrit sans gravité dans les protections, Mir tente de freiner sa machine et la Ducati de son adversaire bloquée entre sa moto et sa roue. Jugé fautif, Alex Marquez sera pénalisé d’un « long lap » lors de la prochaine manche du championnat, en Australie. De son côté, le pilote Honda attend des « excuses » du cadet des frères Marquez.

Alors en chasse de Bagnaia, en chasse de son premier succès en catégorie reine et à l’instar de la veille lors de la course sprint, Acosta chute. Ce double résultat blanc, est qualifié par le rookie espagnol de « pire week-end de ma carrière ». Le pilote Tech3 reprend la piste, mais finira par abandonner à la fin du 14e tour.
Cette chute propulse Jorge Martin en 3e position. Le pilote espagnol n’en a pas fini, il prend le meilleur sur Brad Binder dans le quatrième tour. Désormais deuxième, Martin part en chasse de son rival au championnat du monde.
D’abord Jack Miller, puis son coéquipier, Marquez ne fait qu’une bouchée des pilotes KTM et poursuit son effort. Au cinquième tour, l’octuple champion du monde se positionne en 3e position.
Tandis qu’il prend le départ en 4e position, Bastianini est dépassé de toutes parts dans le premier tour et se trouve rapidement rétrogradé au 7e rang. Rapidement, l’italien reprend ses esprits et prend le meilleur sur Jack Miller dans le 4e tour et sur Brad Binder au tour 10. En 4e position, Bestia comble l’écart qui le distance de Marc Marquez, mais ne parviendra pas à porter une attaque sur le pilote Gresini.

Crédit photo : Dorna
À son tour, Viñales part à la faute dans le 12e tour.
Plongés dans une véritable guerre psychologique, les deux prétendants au championnat ne prennent aucune marge. Pendant que Martin reprend quelques dixièmes à son rival italien, le champion du monde en titre réplique quelques tours plus tard en distançant de nouveau l’Espagnol.

Crédit photo : Dorna
Martin réitère son effort, mais le pilote Ducati reste intouchable. Le pilote Pramac se résigne alors à la deuxième position.
« Bagnaia est un maître en termes de gestion pneumatique. »
JORGE MARTIN
Intouchable, Bagnaia s’impose au terme des 24 tours de ce Grand Prix et réduit son retard sur le leader du championnat.
« J’ai repris 11 points ce week-end, c’est important. J’étais encore plus fort que les autres jours. »
FRANCESCO BAGNAIA
En deuxième position, Martin maximise les points à la suite d’une folle remontée depuis la 11e position.
« Je suis content de ce résultat. J’ai essayé de revenir, mais j’ai cru que j’allais chuter. »
JORGE MARTIN
Marc Marquez, quant à lui, conserve Bastianini derrière lui et s’offre pour la deuxième fois du week-end, la 3e position. Initialement positionné 9e, l’octuple champion du monde réalise de nouveau une performance exceptionnelle.
« C’était une course ennuyeuse, mais c’est encore un autre podium donc on le prend. »
MARC MARQUEZ
Côté japonais, Takaaki Nakagami achève son dernier Grand Prix à domicile en 13e position, dans la zone des points. Ému, le pilote LCR célèbre ses ultimes instants auprès de ses fans.
Déjà trahi par une panne d’essence au Grand Prix de Misano, Fabio Quartararo connaît le même problème ce dimanche dans les derniers virages. En zone d’interview, le français ne peut contenir sa frustration.
« Déjà qu’on est ridicule sur la piste, si en plus on est ridicule avec les pannes d’essence… »
FABIO QUARTARARO




