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Circuit de Zandvoort

© Pirelli

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Présence au calendrier : depuis 1952

Longueur : 4.259 Km

Distance de course : 306,648 Km

Zones de DRS : 2

Vitesse moyenne : 211 Km/h

Nombre de tours : 72

Nombre de virages :
 14

Record du tour : Oscar Piastri (1'08"662)

La tête à l'envers

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À Zandvoort, l'asphalte se cabre, se penche, grimpe comme s'il voulait défier les lois de la physique. Dès le virage 3, nommé Hugenholtz, les monoplaces plongent dans un bol incliné à 18 degrés. La pente est si raide qu’on a l’impression que les voitures s’apprêtent à escalader la paroi. Les pilotes disparaissent presque dans la cuvette avant d’être recrachés vers la piste, compressés par les forces qui les écrasent dans leurs baquets. 

Puis vient Arie Luyendyk, le virage final, celui qui attrape les Formule 1 comme un aimant. L’inclinaison est la même, mais cette fois, les voitures franchissent le virage à pleine charge. Ce passage est un véritable calvaire pour les pneus qui subissent des forces dans tous les sens. Les pilotes profitent tout de même de ce virage qu’ils ne considèrent pas comme tel pour obtenir l’aspiration des voitures devant eux avant la ligne droite.

D’ailleurs, il n’est pas rare de croiser les pilotes et leurs équipes en haut de ce dernier banking le jeudi, jour réservé aux médias. Pour alimenter les réseaux sociaux, la recette est plus ou moins généralement la même : l’un des pilotes lâche une canette énergétique ronde à l’horizontale qui dévale à toute allure sur la largeur de la piste. Ces petites vidéos ont également pour but d’informer le public non averti à l’inclinaison extrême de ces virages.

En bord de mer

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Posé au milieu des dunes, le circuit de Zandvoort trône à quelques encablures de la mer du Nord. De l'intérieur, le circuit conserve cet aspect. Le tracé s'étire entre les buttes de sable et les herbes sauvages, bien loin des complexes modernes entièrement bétonnés.

Lors du Grand Prix des Pays-Bas 2025, Charles Leclerc fut victime d'un abandon. Forcé d'attendre la fin de la course pour rejoindre son stand, faute de passerelle, le Monégasque a profité du décor naturel et s'est installé au sommet d'une dune donnant vue sur les premiers virages du circuit.

Cette proximité avec l'océan engage tout de même à quelques désagréments. De temps à autre, du sable vient se déposer sur l'asphalte, rendant la piste glissante. D'un instant à l'autre, l'intensité et la direction du vent peuvent changer, influençant brutalement le comportement des voitures. Dès lors, les pilotes ne se privent pas de le hurler dans les oreilles de leur ingénieur de piste.

L'armée orange, à vélo

3

Aux Pays-Bas, venir à vélo n’est pas un choix. C’est presque une seconde nature. Alors lorsque le Grand Prix de Zandvoort revient au calendrier, c’est tout naturellement que l’armée orange enfourche ses bicyclettes pour rejoindre l’événement.

Ce n’est pas une excentricité, mais une évidence culturelle. Ici, on va au travail, à l’école, au café, à la plage et donc au Grand Prix, sur deux roues, comme si c’était la chose la plus normale du monde.

Des milliers de supporters convergent ainsi vers Zandvoort dans une atmosphère unique, où la passion pour la F1 rencontre ce rituel typiquement néerlandais. Les rues deviennent de véritables autoroutes cyclables orange, un flot continu de vélos décorés de drapeaux, de casques de fans, de peintures et de fumigènes.

On y croise toutes les générations, du supporter qui pédale fièrement en maillot Verstappen au grand-père qui vient en vieux vélo hollandais, toujours fidèle au poste.

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