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Red Bull Ring
© Pirelli
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Présence au calendrier : depuis 1970
Longueur : 4.318 Km
Distance de course : 306,452 Km
Zones de DRS : 3
Vitesse moyenne : 230 Km/h
Nombre de tours : 71
Nombre de virages : 10
Record du tour : Valtteri Bottas (1'02"939)
Un tracé drastiquement raccourci
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Avant de devenir le circuit que l’on connaît aujourd’hui, le Red Bull Ring fut l’un des tracés les plus rapides et les plus étendus du calendrier. L’ancien Österreichring, un tracé gigantesque de près de six kilomètres, était fait de longues courbes à fond et de lignes droites qui donnaient l’impression de traverser les montagnes autrichiennes.
Mais au fil des années, la sécurité a imposé des choix draconiens. Les enchaînements ultra-rapides ont été jugés trop dangereux, les dégagements trop limités, et les vitesses trop extrêmes.
Ainsi, dans les années 1990, le circuit fut redessiné de fond en comble. Exit les grandes paraboles historiques, place à un tracé plus court, plus anguleux, recentré autour de quelques gros freinages et de sections techniques. On conservait l’âme du lieu, les montagnes, les dénivelés, l’air pur de Styrie, mais on transformait profondément sa silhouette. Le circuit passa d’un géant ultra-rapide à une version modernisée, plus compacte, qui conserve malgré tout son caractère.
Aujourd’hui encore, le Red Bull Ring porte l’héritage de ce raccourcissement radical. Trois lignes droites, trois gros freinages, une boucle serrée et dynamique qui ne laisse aucun répit aux pilotes.
Des montagnes russes naturelles
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Sculpté non pas par des ingénieurs, mais par le relief des collines styriennes, le Red Bull Ring offre un large panel de montées et de descentes lorsque les pilotes le dévalent.
Dès la ligne droite principale, la voiture grimpe vers le virage 1, puis encore plus haut vers l’épingle de Remus, comme si la voiture gravissait une rampe géante. Le moteur hurle, le cockpit vibre, et le pilote se retrouve littéralement projeté vers le sommet.
Un coup de volant à droite, puis tout bascule. Le dénivelé passe en négatif et l’asphalte plonge brusquement. Ici, la voiture s’allège, les suspensions se détendent, et la monoplace avale une pente aux allures de toboggan.
Le pilote doit composer avec ces changements soudains de charge, de grip, de visibilité. On ne voit parfois même pas le point de corde avant d’y être, les fameux virages à l’aveugle.
Renommé à plusieurs reprises
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À son ouverture dans les années 1960, on connaît le circuit autrichien sous le nom de Zeltweg, du nom de la petite ville voisine. Puis vient la première grande transformation : un tracé plus long, plus rapide, plus spectaculaire voit le jour et adopte le nom d’Österreichring, un clin d’œil évident à la fierté nationale et à la place du circuit dans le cœur des fans.
Lorsque la piste est entièrement redessinée dans les années 1990 pour répondre aux nouvelles normes de sécurité, elle change encore d’identité. Avec son profil condensé et modernisé, elle devient l’A1-Ring, baptisée ainsi en hommage au sponsor principal qui a relancé le projet.
Pendant plusieurs années, c’est sous ce nom qu’elle accueille la Formule 1, avant de disparaître temporairement du calendrier, et même de se retrouver en partie à l’abandon.
Il faudra finalement le retour d’une marque de boisson énergisante passionnée, pour que le site renaisse une dernière fois sous son nom actuel : Red Bull Ring. Cette appellation est devenue presque indissociable du paysage, du taureau de métal géant qui veille sur la piste, et de l’image contemporaine du Grand Prix d’Autriche.
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