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Circuit de Monaco
© Pirelli
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Présence au calendrier : depuis 1950
Longueur : 3.337 Km
Distance de course : 260,286 Km
Zones de DRS : 1
Vitesse moyenne : 160 Km/h
Nombre de tours : 78
Nombre de virages : 19
Record du tour : Lando Norris (1'09"954)
Le joyau de la Formule 1
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À une époque où les calendriers sont de plus en plus chargés chaque saison, la présence du tracé de Monaco est un sujet qui divise. Loin d'être le tracé le plus propice à la course moderne, représentée par des monoplaces longues de cinq mètres sur deux de large, son passé fait de cet écrin une madeleine de Proust dont les puristes ne veulent se séparer.
Créé en 1929 par Antony Noghès, fils du président de l'Automobile Club de Monaco, le circuit prit vie bien avant la création du championnat de Formule 1. Loin des odeurs d'échappements et de gomme brûlée, le Grand Prix de Monaco résonne depuis toujours de jet-set, de luxe et de glamour.
Chaque année, les plus grandes célébrités mondiales viennent assister à cette épreuve, logées dans les installations VIP ou "simplement" depuis leurs immenses yachts. Plus qu'une course, cette étape représente le cadre parfait avant la signature d'accords commerciaux, ou de contrats en tous genres.
En 2004, le surnom de l'étape prend vie lorsque le nez de Jaguar Racing (future Red Bull) est orné d'un diamant rose de 59,6 carats valorisé à plusieurs centaines de milliers d'euros. Dès le premier tour, son pilote Christian Klien percute le mur de pneus à l'épingle du Loews. En laissant s'échapper son aileron, l'Autrichien abandonne un bijou qui ne sera jamais retrouvé.
Pas de place à l'erreur
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À Monaco, les rails peuvent être caressés, cependant, il est interdit de les embrasser. Large de seulement 12 mètres, le ruban d'asphalte ne pardonne pas l'erreur. Lors des qualifications, chaque pilote repousse ses limites et frôle les barrières, grappillant le moindre dixième de seconde au tour.
Ce n'est un secret pour personne, partir depuis la pole position à Monaco est toujours source d'intense tension, même chez les plus grands champions. Si exiguë qu'il y paraît impossible de dépasser lors de la course principale, le tracé monégasque s'affiche au calendrier comme un véritable défi de pilotage.
Le spectacle en piste se fait alors très rare, et les positions n'évoluent que très peu après les qualifications du samedi. Si l'homme de tête parvient à s'extirper de Sainte Dévote devant ses concurrents, ce dernier dispose de l'avantage considérable de cette piste étroite et sa position devient alors difficilement contestable.
L'unique tunnel de la saison
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À la sortie du Portier (virage 13), les pilotes s'engouffrent dans le tunnel de Monaco. À l'intérieur, les pilotes doivent prendre leurs repères dans un espace où la luminosité est drastiquement réduite. De plus, leurs visières fumées ne leur facilitent pas la tâche, mais sont primordiales durant un Grand Prix de jour.
Si la pénombre se veut un élément perturbateur, chacune des monoplaces s'élance à plus de 200 km/h dans un tunnel qui fait office de virage à l'aveugle. En 2024, lorsqu'il pilotait encore en Formule 2, Isack Hadjar s'est fait surprendre par la présence de Ritomo Miyata, errant sur la trajectoire intérieure. Le Français esquive la voiture grâce à un temps de réaction presque surhumain et prouve une fois de plus l'utilité de l'entraînement commando des pilotes.
Il reste encore un élément auquel les pilotes font face lors de chaque passage : la sortie. En quelques secondes, l'œil s'acclimate à la réduction de luminosité. Cependant, en sortie de virage, les pilotes peuvent être éblouis par le soleil monégasque, qui plus est, à seulement quelques encablures d'une chicane. Fort heureusement, une zone de dégagement est prévue à cet effet en cas de raté.
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