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Hungaroring

© Pirelli

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Présence au calendrier : depuis 1986

Longueur : 4.381 Km

Distance de course : 306,630 Km

Zones de DRS : 2

Vitesse moyenne : 207 Km/h

Nombre de tours : 70

Nombre de virages :
 16

Record du tour : Lewis Hamilton (1'13"447)

Le tourniquet hongrois

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Niché dans les collines à la périphérie de Budapest, ce circuit est un enchaînement quasi ininterrompu de virages serrés, de courbes moyennes et de changements de direction. Une fois que les pilotes y plongent, ils ont l’impression d’être pris dans une machine à laver qui ne s’arrête jamais : pas de longues lignes droites pour souffler, pas un véritable moment de répit, seulement un ruban d’asphalte qui tourne, tourne et tourne encore.

 

Une fois lancés dans un tour rapide, les pilotes s’engagent dans une véritable lutte avec l’équilibre de leurs monoplaces. Ce tracé, souvent comparé à Monaco sans les rails, ne leur laisse aucun temps de répit. Si les murs sont éloignés et laissent une plus grande marge, la punition vient généralement d’une erreur de trajectoire qui condamne les courbes suivantes. À Budapest, chaque virage prépare déjà le suivant, et chaque sortie conditionne déjà l’entrée du prochain.

 

Étouffant par le rythme qu’il demande aux pilotes et à leurs machines, ce circuit met en valeur la capacité de ces derniers à maintenir une performance régulière sur un tarmac aux virages divers et variés dont la succession ne semble jamais s’arrêter.

Première derrière le rideau de fer

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À une époque où l’Europe est encore divisée en deux parties, où voyager à l’Est reste rare et parfois compliqué, la discipline reine du sport automobile s’installe au cœur d’un pays du bloc soviétique. Lorsque la Formule 1 arrive à Budapest en 1986, le Grand Prix de Hongrie devient la première course de F1 organisée derrière le rideau de fer.

 

Et pourtant, la Hongrie ouvre ses portes. Motivée par une volonté d’ouverture culturelle et sportive, elle accueille la Formule 1 comme un symbole d’apaisement et de modernisation. Le succès est immédiat, et des centaines de milliers de spectateurs affluent, curieux de découvrir ce monde auquel ils n’avaient jusque-là accès qu’à travers les journaux et quelques images filtrées.

 

Le Hungaroring fait alors office de pont entre deux mondes diamétralement opposés. Au-delà de l’épreuve de sport automobile qui s’y tient, la première édition du Grand Prix de Hongrie est avant tout un geste de rapprochement, comme un événement diplomatique. Depuis, ce qui semblait être un coup de poker figure désormais comme un impératif au Championnat du monde. Depuis 1986, le Hungaroring figure au calendrier chaque saison, sans interruption.

Remis au goût du jour (et de la FOM)

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À l’instar de bon nombre d’épreuves présentes au calendrier depuis des décennies, les installations du Hugaroring devenaient vétustes à l’heure du 21e siècle, ce qui n’a pas échappé à la FOM. Longtemps considéré comme étroit, poussiéreux et un peu vieillissant, le circuit a fini par être remis au goût du jour grâce à une série de modernisations ciblées.

 

L’objectif n’était pas seulement esthétique, mais surtout de répondre aux attentes très précises de la Formule 1 contemporaine, qu’il s’agisse d’infrastructures, de visibilité TV ou de qualité de spectacle.

 

Entre 2024 et 2025, les tribunes ont été rénovées, les installations modernisées, les accès facilités, et plusieurs zones du circuit ont été retravaillées pour améliorer la sécurité et l’expérience des spectateurs.

 

La FOM, soucieuse d’homogénéiser et de professionnaliser ses destinations, a poussé pour un niveau d’accueil digne des standards actuels : caméras mieux positionnées, paddock remis à neuf, meilleure logistique, esthétique plus moderne autour de la piste.

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