top of page

Suzuka International
Racing Course
© Pirelli
_edited.jpg)
Présence au calendrier : depuis 1987
Longueur : 5.807 Km
Distance de course : 307,471 Km
Zones de DRS : 1
Vitesse moyenne : 224 Km/h
Nombre de tours : 53
Nombre de virages : 18
Record du tour : Max Verstappen (1'26"983)
Le grand huit japonais
1
Le projet est né quand Soichiro Honda a demandé à John Hugenholtz de concevoir une piste d'essai pour la marque qui portait son nom. C'est en 1962 que le complexe a ouvert, alors utilisé uniquement par le constructeur automobile.
Circuit en forme de huit et non de boucle grâce à un pont enjambant une autre partie de la piste, Suzuka a rapidement été apprécié des pilotes qui l'ont essayé. Dans sa version moderne, plusieurs virages sont de véritables morceaux de bravoure, à l'image du premier virage très rapide et globalement du premier secteur, où les pilotes enchaînent plusieurs virages inversés et encaissent entre 4 et 5 G de force latérale dans chacun d'entre eux.
En 1987, la Formule 1 arrive à Suzuka pour y disputer le Grand Prix du Japon. Durant les premières séances d'essais libres, Nigel Mansell se blesse gravement en sortant de piste dans le premier secteur. Prétendant au titre, le Britannique est devancé par Nelson Piquet qui profite de son absence lors des deux dernières courses de la saison pour coiffer la couronne mondiale.
Le chouchou des pilotes
2
Suzuka figure comme l'un des rares "circuits à l'ancienne" au calendrier de la Formule 1. Une fine bande d'asphalte, des bandes d'herbe et de graviers dans toutes les parties du circuit dissuadent les pilotes de se montrer trop ambitieux au risque d'en payer les conséquences.
À l'heure où les circuits deviennent d'immenses complexes sur lesquels les zones de dégagements permettent d'être exploitées par les monoplaces, ce genre de circuit fait partie des rendez-vous favoris des pilotes. Lors de cette épreuve japonaise, la complexité du circuit permet au pilote de faire la différence.
Sur le ruban d'asphalte japonais, certains des plus grands pilotes de l'histoire ont écrit une nouvelle page de la discipline. Prost, Senna, Schumacher, Vettel y ont décroché l'un de leurs titres de champion du monde de Formule 1.
"Si Prost me grille au départ, j'y vais à fond"
3
Le Grand Prix du Japon 1990 à Suzuka figure désormais comme l'un des moments les plus mythiques de l'histoire de la Formule 1. Ce jour-là, la rivalité entre Ayrton Senna et Alain Prost a atteint un point de non-retour. Placé en pole position, Senna conteste que son emplacement de départ soit situé du côté sale de la piste, sur laquelle des morceaux de gomme jonchent le tarmac.
Face au refus catégorique de la FIA quant à une inversion des positions, Senna se jure de ne plus céder et décide de se faire justice lui-même. À ses côtés, Prost s'élance deuxième sur la grille et demeure toujours une menace au championnat malgré l'avance du pilote brésilien.
Tout se joue dès le départ. Lorsque les feux s’éteignent, Prost jaillit mieux et vire légèrement devant. Senna, lui, garde le pied à fond. Les deux trajectoires convergent vers le premier virage, et aucun ne semble prêt à céder un centimètre. L’inévitable se produit, et la McLaren heurte la Ferrari. Les deux voitures filent tout droit dans les graviers et abandonnent. Le championnat est immédiatement scellé. Senna est champion du monde.
Ce geste, longtemps débattu, est resté l’un des moments les plus controversés du sport. Senna admettra un an plus tard qu’il avait décidé de ne plus se laisser intimider et qu’il irait au contact si Prost fermait la porte. Traumatisé par la perte de l'édition 1989, vécue comme un vol, le Brésilien ne souhaitait pas revivre la même désillusion.
bottom of page
